mercredi 29 mai 2024
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Les maux des mots – Aphasie – Dysphasie

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Le terme « aphasie » vient du grec et signifie « perte de la parole ». Les aphasies sont des troubles acquis du langage, apparus suite à une lésion de l’hémisphère dominant pour le langage. La perte du langage n’est pas forcément totale, et peut présenter des variations considérables d’un individu à l’autre. Les personnes concernées peuvent être touchées dans leurs capacités langagières d’expression et/ou de réception, à savoir la parole, l’écriture, la compréhension ou la lecture.

Aphasie

    • Définition de l’aphasie
      Le terme « aphasie » vient du grec et signifie « perte de la parole ». Les aphasies sont des troubles acquis du langage, apparus suite à une lésion de l’hémisphère dominant pour le langage. La perte du langage n’est pas forcément totale, et peut présenter des variations considérables d’un individu à l’autre. Les personnes concernées peuvent être touchées dans leurs capacités langagières d’expression et/ou de réception, à savoir la parole, l’écriture, la compréhension ou la lecture.
      Attention : les personnes aphasiques n’ont pas de handicap mental. Elles peuvent penser avec logique ; elles apprécient et évaluent correctement les situations
      Source: aphasie suisse (aphasie.org)
    • Les raisons les plus fréquentes à l’origine d’une aphasie
      – L’attaque, ou accident vasculaire, est la cause la plus courante d’aphasie. Il s’agit d’une lésion cérébrale due à un trouble de la circulation du sang au cerveau. En cas d’obstruction des vaisseaux cérébraux (accident vasculaire ischémique) – Dans le cas d’une hémorragie cérébrale (accident vasculaire hémorragique – Un traumatisme cranio-cérébral, suite à un accident, peut également donner lieu à une aphasie selon si les zones cérébrales touchées sont responsables du traitement du langage. – Des tumeurs au cerveau peuvent survenir en différents endroits du cerveau, et toucher également le langage. – En cas de processus inflammatoire dans le cerveau (p.ex. une méningite), des troubles langagiers peuvent apparaître selon l’aire cérébrale concernée.
      Source: aphasie suisse (aphasie.org)
    • Accident vasculaire cérébral (AVC)
      – artère bouchée (AVC ischémique)
      – saignement dans le cerveau (AVC hémorragique)
      – des réponses à vos questions
      – Quels sont les signes d’alerte?
      – Facteurs de risque et prévention ?
      – Testez vos connaissances
      Source: HUG (hug-ge.ch)
    • Recommandations d’ « aphasie suisse » pour la prise en charge des aphasies
      L’objectif de ces recommandations est de proposer aux médecins une aide à la décision pour le traitement logopédique ou neuropsychologique de l’aphasie après une lésion cérébrale. On trouvera en particulier dans cet article des informations sur les méthodes diagnostiques et thérapeutiques, ainsi que des recommandations relatives à des mesures thérapeutiques du langage fondées sur des faits avérés (evidence-based).
      Source: aphasie suisse (aphasie.org)
    • L’accident vasculaire ischémique en pédiatrie. Quand y penser – quoi faire!
      Chez l’enfant, l’accident vasculaire ischémique est un évènement rare mais crucial. Le symp-tôme d’appel est dans 70–80% des cas une hémi-symptomatologie, les symptômes étant très variés selon la localisation de l’infarctus. Le diagnostic sera confirmé par l’imagerie. Les facteurs déclenchants les plus fréquents sont les infections (varicelle p.ex.), les anomalies cardiaques, les vasculopathies (p.ex. sténoses, dissections, maladie de Moya-Moya) et les coa-gulopathies.
      2009
      Source: Société Suisse de Pédiatrie (swiss-paediatrics.org)

Dysphasie

    • Définition de la Dysphasie
      Trouble grave et spécifique du développement du langage, entraînant des altérations durables dans l’organisation du langage à différents niveaux : phonologique, lexical (au niveau du mot), syntaxique, sémantique et pragmatique. Ce trouble peut atteindre la compréhension et l’expression à des degrés divers, voire seulement l’expression.

Définition : Le préfixe “DYS” signifie “trouble, difficulté” :
– DYS-lexie, s’applique à la lecture
– DYS-praxie, aux gestes
– DYS-graphie, à l’écriture et au dessin
– DYS-calculie, à l’apprentissage du calcul
– DYS-orthographie, à l’apprentissage de l’orthographe
– DYS-phasie, au langage.

Source: APEAD (Association de Parents d’Enfants Aphasiques et Dysphasiques)

    • Types de dysphasie
      • Déficit de production Phonologique
      • Déficit phonologique – syntaxique
      • Dyspraxie verbale (incluant l’apraxie)
      • Lexical – syntaxique
      • Gnosie verbale (incluant l’agnosie)
      • Sémantique – pragmatique

      Source: Réseau suisse pour la dysphasie

    • Vidéo pour expliquer la dysphasie
      Partant de l’histoire de Nathan, un enfant dysphasique, cette vidéo s’adresse aux parents pour les aider à mieux comprendre les difficultés rencontrées au quotidien. Le trouble est abordé ici de façon générale et des outils sont présentés pour mieux communiquer avec l’enfant.
      Mars 2011
      Source: video youtube

Aires du langage

    • Broca, Wernicke et les autres aires du langage
      L’année 1861 marque le début de l’identification de régions du cerveau impliquées dans le langage. Cette année-là, le neurochirurgien français Paul Broca examine le cerveau d’un de ses patients qui vient de décéder. Ce patient ne pouvait prononcer d’autres syllabes que « tan », bien qu’il comprenait ce qu’on lui disait. Sans être atteint d’aucun trouble moteur de la langue ou de la bouche qui aurait pu affecter son langage, ce patient ne pouvait produire aucune phrase complète ni exprimer ses idées par écrit.

En faisant l’autopsie de son cerveau, Broca a trouvé une lésion importante dans le cortex frontal inférieur gauche. Par la suite, Broca a étudié huit patients aux déficits semblables qui tous avaient une lésion dans l’hémisphère frontal gauche. Cela l’amène à déclarer son célèbre « Nous parlons avec l’hémisphère gauche » et à identifier pour la première fois l’existence d’un « centre du langage » dans la partie postérieure du lobe frontal de cet hémisphère.

En fait, l’aire de Broca fut la première région du cerveau associée à une fonction précise, en l’occurrence le langage. Dix ans plus tard, Carl Wernicke, un neurologue allemand, met en évidence une autre région impliquée celle-là dans la compréhension du langage. Elle est située dans la partie postérieure du lobe temporal gauche.
Source: lecerveau.mcgill.ca

Troubles du langage oral chez l’enfant

    • Dépistage des troubles du langage oral chez l’enfant et leur classification
      Les troubles du langage n’ont pas une valeur univoque : ils peuvent s’inscrire dans une autre pathologie primitive (troubles du langage secondaires à une surdité, une déficience mentale ou un trouble envahissant du développement), ou bien être isolés, primitifs et spécifiques. Le développement du langage oral est aussi très étroitement intriqué dans les relations de l’enfant avec son environnement psychoaffectif et socioculturel. La distinction entre les troubles secondaires et primitifs ainsi que la prise en compte du contexte environnemental dans lequel le trouble s’inscrit est essentielle pour l’orientation thérapeutique.

Quand et comment dépister un trouble du langage oral chez l’enfant ?
Tout trouble du langage oral dès 3 ans, 3 ans et demi doit être pris en considération et amener à une consultation médicale Une fois la plainte sur le langage oral confirmée, il convient de préciser si le trouble s’inscrit dans une autre pathologie ou bien s’il est isolé, primitif, spécifique.

Deux caractéristiques permettent une classification des troubles du langage :
– leur caractère développemental ou acquis : Les troubles acquis, appelés aphasie, sont plus rares. Ils sont le plus souvent liés à un accident neurologique aigu, traumatisme crânien, accident vasculaire cérébral, ou tumeur, et surviennent chez un enfant au langage antérieurement normal. Dans les troubles acquis, une place doit être faite au syndrome de Landau-Kleffner
– leur caractère secondaire ou spécifique : Troubles secondaires et troubles spécifiques
La première démarche devant un trouble du développement du langage est de différencier les déficits secondaires et les déficits spécifiques.
– La surdité est la première cause à évoquer de trouble du langage secondaire. Elle doit être recherchée devant tout déficit du développement du langage, par au minimum les jouets sonores, un examen des tympans, la voix chuchotée hors de la vue de l’enfant. Une audiométrie objective tonale ou des potentiels évoqués s’imposent au moindre doute ou devant tout trouble de la compréhension ou tout trouble durable de la perception des sons ou de la production phonologique.
– Le retard mental est la cause la plus fréquente des déficits secondaires. La déficience mentale légère a pour signe essentiel un déficit du langage à l’âge préscolaire alors que la déficience mentale profonde se révèle par une hypotonie dans la première année de la vie. Le déficit du langage dans la déficience mentale touche à la fois la compréhension et le lexique.
– Une paralysie des organes de la voix retentit également sur le développement de la parole et du langage oral. Les enfants IMC (infirmité motrice cérébrale), lorsque leur atteinte neurologique touche les muscles de la sphère buccofaciale présentent un trouble de l’articulation gênant l’intelligibilité.
– Autisme : Les troubles de la communication, en particulier les troubles envahissants du développement, se présentent aussi comme un trouble du développement du langage oral associé à un trouble des autres communications visuelles et tactiles. Les troubles du langage sont en règle le symptôme d’alarme de l’autisme infantile.
– Les carences psychoaffectives et les troubles de la relation précoce peuvent s’accompagner d’un retard de développement du langage oral
2007
Source: Billard C. Dépistage des troubles du langage oral chez l’enfant et leur classification. EMC (Elsevier Masson SAS, Paris), Psychiatrie/Pédopsychiatrie, 37-201-D-10, 2007

Association de patients et réseaux

    • Suisse
      – Aphasie Suisse – Le réseau suisse de la dysphasie
      – AGEVA – Association genevoise des aphasiques – Chêne-Bougeries – Tél. 022 348 11 67
      – AVALA – Association valaisanne des aphasiques – Sion –
       AVA – Association vaudoise des aphasiques  – Bex
      – ceras – Centre régional d’apprentissages spécialisés  – Berne | Jura | Neuchâtel
  • Autres pays

    Belgique :
    – APEAD – Association de Parents d’Enfants Aphasiques et Dysphasiques
    – FEBAF – Fédération Belge des Aphasiques Francophones

Canada :

– APAL L’Association des personnes aphasiques de Laval (APAL)
– APAM – Association des personnes aphasiques de la Mauricie
– Aphasie Rive-Sud Rive-Sud de Montréal
– AQEA – association québécoise de la dysphasie
 RAPAQ – Regroupement des Associations de Personnes Aphasiques du Québec
– Groupe Relève pour personnes aphasiques France :

– Fédération nationale d’aphasiques de France (carte de France des associations)
– FFDYS (Fédération française des DYS)
– APIA-AVC – Association des personnes intéressées à l’aphasie et à l’accident vasculaire cérébral
Départements:
– 22 – Aphasie 22 – Association des aphasiques des Côtes d’Armor Lannion / Etables/Mer
– 23 – Aphasiques Creusois Guéret (Creuse)
– 27 – Association Syl’vie pour la vie Surtauville (Eure)
– 33 – GARB – Groupe des aphasiques de la région de Bordeaux
– 34 – GAMH – Groupe des aphasiques de Montpellier et de l’Hérault
– 38 – GAGE – Groupe des Aphasiques de Grenoble et de ses Environs Grenoble (Isère)
– 42 – La Voix du Coeur – Groupe des Aphasiques de Saint Etienne et sa Région
– 49 – Aphasiques 49 – Associations des Aphasiques du Maine et Loire
– 49 – Groupe des Aphasiques du Maine
– 59 – Association des Aphasiques du Nord “Bailleul, Cambrai, Caudry, Douai, Lille, Valenciennes”
– 62 – Aphasiques du Pas-de-Calais Arras (Pas-de-Calais)
– 69 – RELAIS – Association des aphasiques de la région lyonnaise
– 76 – Groupe des Aphasiques de Haute-Normandie
– 77 – Groupe des Aphasiques de la Région de Meaux
– 78 – Avenir Dysphasie France Mareil Marly (Yvelines)
– 78 – GAIF- Groupe des Aphasiques d’Ile-de-France – Association Mairie du XVII
– 87 – GRAL – Groupement Régional des Aphasiques du Limousin
– 974 Koz ek moin – Association des aphasiques de la Réunion

Luxembourg :

– Aphasi-lux Luxembourg

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